Le choix d'une vie

Le coeur Jaune et Vert - #2

Fidèle parmi les fidèles, Frédéric Blanchot, 51 ans, est tombé dans la marmite jaune et verte quand il était petit. Passionné, celui qui réside aujourd’hui à Quimper a transmis son amour du FC Nantes à sa femme ainsi qu’à ses enfants. Comme une évidence, comme un besoin.

Le soleil rayonne sur les terrains de la Jonelière. Ravi d’être là, au côté de sa fille Sarah, Frédéric est souriant et captivé par la séance d’entraînement. Il faut dire que pour cet ancien militaire, aujourd’hui reconverti comme chauffeur routier, les plus beaux moments sont ceux partagés avec le FC Nantes, en famille. Et pourtant, ce n’était pas gagné.

"Mon plus gros défaut, c’est d’être né à Rennes", sourit-il d’emblée. "J’en ai voulu à ma mère !", poursuit en rigolant, celui qui n’a d’yeux que pour le FC Nantes depuis ses 8 ans. "À l’époque, on était Jaune avec le FC Nantes ou Vert avec l’AS Saint-Etienne. Finalement, je suis un Jaune et Vert de cœur et le FC Nantes représente beaucoup pour moi", confie Frédéric. Halilhodzic, Burruchaga, Ayache, Bossis, Amisse, tous l’ont fait chavirer de bonheur. Tout comme son épouse, un jour de 1995. "Cette année veut dire beaucoup pour moi. Il y a eu la rencontre amoureuse avec madame et le parcours européen des Jaune et Vert en Ligue des Champions. Impossible de faire mieux !", se rappelle-t-il.

"Transmettre ma passion, une Ă©vidence."

Impensable pour Frédéric de ne pas partager son indéfectible passion. Au travail, "le camion est jaune et vert" et les chefs de service "très indulgents », lui permettent de suivre chaque match à domicile. À la maison, tout le monde est au diapason les veilles et matins de matches. "Madame prépare les sandwichs, les boissons et avec Sarah, on se charge de vérifier que tous les accessoires sont présents dans le coffre de la voiture, bien qu’ils ne bougent jamais ! ». Bonnets, écharpes, maillots, rien n’échappe aux yeux de Frédéric et de sa fille.

Il faut dire qu’avec plus de 2h de trajet entre le Finistère et La Beaujoire, il ne faut rien oublier ! Cette organisation, l’homme de 51 ans y tient. En revanche, "les soirs de grosse affiche ! On prend une chambre d’hôtel la veille. C’est plus simple et moins fatiguant", précise-t-il. L’argent, les kilomètres, la famille Blanchot ne compte pas. Tout comme le temps. "On aide à la préparation des tifos au stade, dans les tribunes Océane et Erdre. Pour nous, chaque instant passé ici est magique", confie celui qui est membre du groupe de supporters Canaris Sud 44, depuis cinq ans maintenant.

Une chose est sûre, pour Frédéric et sa famille, qui ont notamment tissé des liens très forts avec Adrien Thomasson lors de son passage à Nantes, la magie n’a pas fini d’opérer.

Par M.G